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Broken, we may be - but not beyond repair (Soren)

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Sujet: Broken, we may be - but not beyond repair (Soren)
Mar 1 Nov - 17:00

Broken, we may be - but not beyond repair
Søren & Aslaug
The bond between mother and son is a special one. It remains unchanged by time or distance. It is the purest love – unconditional and true. It is understanding of any situation and forgiving of any mistake.

Les mains de sa styliste effleuraient le visage de la jolie blonde, délicatement, comme des caresses, épongeant à leur passage tout trace de maquillage qui ornait habituellement son frêle visage durant les émissions. Un mal nécessaire, car selon son producteur, le temps était encore moins flatteur lorsque ses dégâts étaient exposés à la lumière des projecteurs. Une affirmation qui n'avait toujours pour seule conséquence de provoquer un rictus amer de la part de la jolie blonde. Le temps... qu'est-ce qu'un humain pouvait bien savoir à ce sujet ? Eux dont l'existence était si éphémère... et pourtant, ils s'entêtaient à lui donner de leçons à elle, sous prétexte que son permis indiquait qu'elle s'approchait inévitablement de la trentaine. Si seulement, ils savaient que son trentième anniversaire - si l'on puisse l'appeler ainsi - était déjà révolu depuis bien des siècles ! Mais ils ne le savaient pas. Ils ne devaient pas le savoir. Alors elle jouait leur jeu, laissant sa maquilleuse lui appliquer tout sorte de produits qui avaient pour unique avantage d'altérer d'avantage son apparence, la rendant encore plus différente de celle qu'elle avait pu être dans le passé. Fermant les yeux, la jolie blonde laissa une fois de plus les souvenir d'antan envahir son esprit. Elle pouvait presque voir les jumeaux, toujours fourées ensemble à concocter un de leur plans. Et le rire de Nari semblait résonner dans ses oreilles, alors qu'il titillait de ton évidence son double, qui, comme à son habitude, avait du essayer d'atténuer les ardeurs de ce dernier. Pendant un bref instant, le visage du père des jumeaux, de son époux, s'immisça également dans ce portrait idyllique, et une larme ne tarda pas à couler le long de la joue de l'ancienne déesse. Tout ce qui avait autrefois défini sa vie, toutes ces personnes qu'elle avait aimé plus que raison, n'étaient plus. Une fraction de seconde. Voilà tout ce qu'il avait fallu pour réduire sa vie en miettes, et son cœur en cendres. Ses deux fils, si parfaits à ses yeux, n'étaient plus : victimes innocentes de la colère des Ases, ils avaient du payer de leur vie un des si nombreux tours de leur père. Et si Sigyn en voulait à Loki, sa colère envers le Dieu de la duperie n'était rien comparé à la furie meurtrière qu'elle éprouvait vis-à-vis des autres Ases. Loki était bien des choses, mais, à sa manière, il restait tout de même prévisible. Mais Thor et les autres Ases, ils étaient tous resté là, tournant leur colère contre des innocents, sans qu'un seul de ceux qui s'étaient appelés ses amis ne songent à intervenir. Non, ils s'étaient contenté de la retenir, de l'obliger à regarder un de ses fils réduire le corps de son jumeau en lambeau... et certainement se faire tuer par la suite, car pour quelle autre raison n'aurait-elle jamais trouvé la moindre trace de Vali par la suite ? Non, ses fils avaient disparu pour toujours, et elle blâmait pour cela ceux qui avaient autrefois été ses semblables. Et un jour, ils payeront. Ils sauront ce que c'est que de perdre ce qu'on a de plus cher. Une promesse qu'elle s'était faite il y a bien longtemps, dans cette cave où Loki et le serpent avaient été sa seule compagnie. Et encore aujourd'hui, elle n'avait pas oublié ce serment silencieux. Au contraire même, elle était plus décidée que jamais d'obtenir sa vengeance.

"Tout va bien Aslaug ? Enfin, je veux dire... parce que..."

La voix de sa styliste la ramena brutalement à la réalité, l'obligeant à enfuir une fois de plus ses plans de vengeance au plus profond de son esprit. Ici, elle n'était qu'Aslaug, celle qui sauvait des mariages et laissait les autres spéculer sur sa vie privée.

"Tout va bien. Juste une petite allergie." Si Sigyn avait toujours détesté le mensonge, Aslaug quant à elle n'éprouvait pas la moindre difficulté à en raconter, un sourire innocent dessiné sur les lèvres. Et, comme toujours, de telles réponses évasives semblaient parfaitement satisfaire son entourage, ou du moins, personne n'évoqua plus le sujet, jusqu'à ce que la "jeune femme" quitta les lieux une vingtaine de minutes plus tard.


Comme toujours, la routine guidait les pas de la déesse tombée : à peine sortie du plateau, elle se dirigeait vers son cabinet, pour y accueillir encore un ou deux couples préférant l'anonymat d'une thérapie privée aux feux des projecteurs. Et comme toujours, ses pas se ralentirent devant cette petite pâtisseries dans la vitrine de laquelle étaient exposés toutes ces petites pâtisseries qu'elle aimait tant. A chaque fois, elle y restait un instant, hésitante devant le choix qui s'offrait à elle, avant d'y entrer et de ressortir quelques instants plus tard, continuant son chemin, goblet de café dans une main, pâtisserie dans l'autre. Un de ses rares petits plaisirs que la vie avait encore à lui offrir. Et pourtant, voilà quelques temps déjà que cette routine était troublée par l'apparition d'une silhouette masculine. Toujours trop loin pour qu'elle ne puisse discerner son visage, il semblait pourtant observer ses moindres faits et gestes. Qui il était ? Que voulait-il ? Voilà des questions auxquelles elle ignorait la réponse. Les autres Dieux avaient-il eu vent de ses projets, et envoyaient cet homme pour la surveiller ? Ou était-ce tout simplement un de ces fans pervers dont on parlait régulièrement à la télévision ? Pendant des journées, et même semaines, elle avait feint ne pas remarquer être suivie, espérant ainsi endormir la vigilance de l'inconnu. Dans son esprit, elle avait prévu de continuer ce jeu encore un petit moment, mais sa patience avait des limites. Et lorsqu'elle vit une fois de plus, du coin de l'oeil, la silhouette de l'homme se dressant à l'autre bout de la rue, l'observant alors qu'elle feignait choisir sa pâtisserie, elle décida de changer de plan. Elle avait attendu assez longtemps. Elle avait besoin de savoir de qui il s'agissait - et surtout de savoir s'il représentait un danger pour ses plans.

Parfaitement consciente que sa seule chance d'en apprendre plus sur celui qui la suivait tel une ombre était de le prendre en embuscade, la jolie blonde continua sa routine, goblet de café dans une main, Kannelbulle dans l'autre... jusqu'à arriver s'enfoncer dans une de ces petites ruelles désertes où son poursuivant ne pourrait pas la voir ralentir. Cachée dans l'ombre d'une porte, elle attendait patiemment, tendant l'oreille pour discerner les pas qui s'approchaient. Elle avait une chance, et ne devait surtout pas la rater si elle souhaitait tirer quelques informations de cet homme. Son plan était simple, et pourtant efficace : si elle parvenait à immobiliser l'homme, alors elle pourrait utiliser le peu de pouvoir qui lui restait pour apprendre tout ce qu'elle voulait savoir. Les pas s'approchaient, visiblement hésitants, comme si l'individu se doutait que quelque chose avait changé. Et pourtant, il semblait continuer, puisque bientôt, elle vit son ombre de dessiner sur le trottoir. Elle pouvait entendre sa respiration. Juste un peu plus et... mais au lieu de sortir de l'ombre pour attraper l'homme comme avait été son intention, l'ancienne déesse resta immobile. Ce n'était pas possible. Ca ne pouvait pas être lui... Ce visage, elle le connaissait si bien qu'elle aurait pu dessiner le moindre trait, la moindre émotion.

"Vali..." Ses lèvres bougeaient, et pourtant, aucun son ne sortit. Il n'y avait pas de doutes, c'était bien son fils - ou était-elle en train de rêver ? Après tant d'années à planifier sa vengeance, avait-elle fini par devenir folle ? D'un geste hésitant, comme si elle craignait qu'il s'évaporait au moindre contact, elle tendit sa main, caressant des bouts des doigts ce visage qu'elle n'avait jamais oublié. Le visage dont le simple souvenir l'avait poussé chaque jour à se lever et continuer durant toutes ces années sur terres. Ce visage qu'elle n'avait jamais pensé revoir. Puis, sans prévenir, elle le tira vers elle pour le serrer dans ses bras.
"Vali..." Sa voix, tremblante, ne laissait pas de doutes sur la panoplie d'émotions qui la parcouraient à ce moment la. Surprise. Joie. Amertume. Mais surtout, un amour maternel qui ne connaissait pas de limites. "Comment c'est possible ?" murmura-t-elle après une semi-éternité, sans pour autant défaire l'emprise qu'elle avait sur son fils. Maintenant qu'il était de nouveau devant elle, elle ne risquait pas de le laisser partir... ni le laisser voir que des larmes coulaient désormais de plus belle sur son visage de porcelaine.

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Sujet: Re: Broken, we may be - but not beyond repair (Soren)
Mer 2 Nov - 20:08





broken, we may be - but not beyond repair



La brume n’avait pas quitté la ville depuis la matinée, c’était encore pire dans ce coin de forêts. Sous les arbres immenses dont les feuilles jonchaient désormais le sol, une ombre fugace évoluée. Un loup gris aux yeux d’or, créature sublime et insaisissable, bientôt ce ne fut pas un, ni deux, ni trois loups qui firent leur apparition, mais une meute de dix individus. De l’autre côté de l’enclos, des curieux se pressaient, observant la scène qui se déroulait devant les yeux. Le genre de chose qu’on ne voit pas tous jours. Leur regard ne quittait pas l’homme, celui qui venait tout juste de s’agenouiller pour se mettre à la hauteur de celui qu’il connaît si bien. Il faut quelques minutes pour que les loups, l’identifient de nouveau, comme un membre à part entière de leur meute. Soren les connaît bien, il a élevé le male alpha âgé aujourd’hui de 6 années. Jeune chiot rejeté par sa mère, il avait au fil du temps su s’imposer et désormais, c’était lui qui gérait la meute. La surprise et la peur envahissaient souvent le cœur des clients, ils craignaient pour la vie de cet homme, entouré de ces prédateurs. Lui ne craignait rien, les loups représentaient depuis des années désormais sa seule et unique famille, il lui était arrivé d’ailleurs de vivre pas mal de temps avec des meutes, se mêlant à eux pour retrouver un semblant de cohésion sociale. Rapidement, 4 loups se retrouvèrent collés contre lui, c’était un moment intime que Soren avait la chance de partager avec eux, le genre de petit plus qu’il n’aurait aimé donner à personne. Si l’ancien Ase pouvait désormais compter sur un salaire tombant tous les mois, c’était grâce à eux. Au départ, juste stagiaire, sa capacité à s’intégrer à la meute avait joué en sa faveur, ses interactions avec celle-ci ne changeait pas le comportement du groupe. Ce que ses supérieurs ne comprenaient pas comment il faisait, pourquoi les loups avaient si rapidement accepté cet inconnu. Soren ne pouvait pas leur avouer la vérité. Il était un loup, au même titre que ces animaux qui l’entouraient, sauf qu’à leur différence, il n’était pas né ainsi, mais sa malédiction le poursuivait désormais et il avait appris à faire avec. Au lieu de haïr cette espèce, il avait appris à la protéger, sûrement parce que lui aussi s’était parfois retrouvé, pourchasser par des chasseurs. Il avait eu le malheur de perdre des « amis »  loups avec qui il évoluait, tués par une bande de chasseurs, par simple plaisir. Certains avaient péri sous ses crocs et il n’en avait ressenti la moindre culpabilité. En se trouvant ainsi dans l’enclos, il permettait aux gens de se faire une idée différente du loup, de le montrer sous un regard plus doux, tendre, et c’était un peu le but du jeune Ase.

« Tu veux venir manger avec nous ? » Il referma la porte de son casier dans lequel il venait de déposer ses affaires de travail. Sôren n’avait rien contre ses collègues, il les aimait bien à vrai dire, tous se battaient un peu pour la même chose que lui, mais le fils de Loki possédait pas mal de difficultés avec les interactions sociales. Il restait méfiant et craignait toujours que le loup ne reprenne le contrôle. C’était une crainte qui le hantait chaque jour, il savait parfaitement que sur un coup de colère, de peur, ou même de douleur, il pouvait perdre le contrôle et laisser le loup sortir. Sa transformation bien que semblable a celle d’un loup ordinaire, hormis la taille, était cependant très différente de l’espèce dont il prenait la forme. Odin l’avait maudit, le pire ce n’était pas le loup, c’était la haine qui s’ajoutait à lui, cette folie destructrice que Soren n’arrivait tout simplement pas à contrôler. « Non, désolé, j’ai quelque chose d’autre de prévu. » Pour une fois, il ne mentait pas, il avait bien une autre chose en tête. Pas rencontrer une petite copine comme son collègue semblait le penser, il avait relégué l’amour aux oubliettes depuis longtemps. Aujourd’hui, on était mardi, et tous les mardis, sa mère animait une émission, c’était donc le seul moyen qu’il avait trouvé pour pouvoir la voir. À vrai dire, il n’aurait jamais cru possible de la retrouver et pourtant, la vie en avait fait autrement. Un simple regard qui glisse sur une vitrine proposant des télés à la vente et un programme pour réussir à les vendre. Sur ses images qui défilent, un visage souriant que le brun n’oubliera jamais. Celui de Sigyn, femme de Loki, déesse de la fidélité qui lui donna naissance des millénaires plus tot, à lui, ainsi qu’à son frère narfi. Un courant électrique lui parcourt l’échine, c’est à chaque fois pareil quand il se souvient de son jumeau. La même culpabilité, la même douleur, la même colère, rien n’a changé depuis qui la tué, il ressent exactement les mêmes sentiments. Selon certains, le temps guérit tout, il semble qu’il ait oublié de s’occuper de Vali.

Il enfile rapidement sa veste à capuche avant d’attraper son sac qu’il balance sur son dos. Après un bref passage dans son tout petit studio en haut des toits, il ressort de chez lui pour partir en direction d’un quartier beaucoup plus huppé, abandonnant le défavorisé dans lequel il a trouvé à se loger. Ce n’est pas super, mais toujours mieux que sous un pont ou dans une caverne, au moins il a le chauffage. Vali n’a jamais oublié les cris d’agonie de son frère, comme il n’a jamais oublié les cris d’horreur et de désespoir de sa mère pendant qu’elle assistait à ce carnage. Il l’entend encore même supplier Odin et les autres dieux d’arrêter cette folie, clamant l’innocence de ses deux fils. Soren ou Vali, il ne sait plus qu’il est vraiment désormais, il a perdu tout ce qui le caractérisait ce jour-là et il ne semble pas prêt à pouvoir se relever. Pourtant au fond de lui court toujours cet espoir fou de retrouver une chose qu’il a perdue : l’amour de sa mère, sa tendresse. C’est sûrement pour ça qu’il marche désormais en direction de son lieu de travail et refait le même rituel. Car la vie de Vali est très ritualisée, un moyen comme un autre te tenir et surtout de rester concentrer, sa plus grande crainte étant de se transformer en pleine capitale suédoise. Étrangement depuis qu’il a retrouvé sa mère, il se sent plus apaisé, rassuré, même si pour le moment il n’a fait que l’observer. À chaque fois, il ressent un besoin presque vital de combler les mètres qui les séparent pour aller la retrouver, mais à chaque fois sa peur l’en empêche. Peur du rejet, de la colère, et de beaucoup d’autres choses. Il ne sait pas, si sa mère est capable de faire face à la personne qui a tué son fils, même s’il s’agit de son autre enfant. Pourtant, une fois de plus quand il la voit sortir, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et il se lance à sa suite. Il ne l’a jamais vu avec son père, peut-être a-t-elle enfin réussi à sortir des griffes de ces pervers narcissiques. C’est ce qu’il espérait en tout cas, car sa mère méritait bien mieux. Perdu dans ses pensées, il ne s’est pas vraiment méfié, il est trop tard quand il réagit, elle vient apparaître devant lui. Vali n’est pas prêt, pas du tout même. Son cœur s’emballe et sa première réaction est de faire un pas en arrière, tandis qu’il l’observe, craintif, de sa réaction, mais le reste de son corps refuse de lui obéir rendant sa fugue impossible. "Vali..." La douceur de son prénom résonne doucement dans ses oreilles, abaissant peu à peu l’énorme muraille qu’il s’est construite suite à ses années d’errance. Rapidement, il se retrouve dans ses bras, ce qui suffit à baisser toutes les gardes du jeune loup. Délicatement, Vali entoure ses bras autour de sa mère pour se lover contre elle, exactement de la même manière qu’il le faisait des siècles auparavant. "Comment c'est possible ?" Il ne lui répond pas, pas encore, il n’en a pas la force, et surtout, il doit faire autre chose avant. « Je suis désolé… » Et c’est peu de le dire tant Vali est rongé par la culpabilité. « Tellement désolé… » Rapidement, les larmes se mettent à déferler le long de ses joues. « Je voulais pas lui faire de mal, je voulais pas… » Il avait tellement lutté pour résister, s’il en avait trouvé la force, il aurait préféré se tuer que de mettre à mort son frère. « … je n’ai pas pu lutter. » Et cela le rongeait que sa faiblesse légendaire que son père lui rabâchait sans cesse avait fini par le faire tuer son double. Une action donc le jeune Ase n’arriverait visiblement jamais à se relever.


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