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drain my sins (hanne)

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Gods dies
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Date d'inscription : 02/10/2016
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Sujet: drain my sins (hanne)
Jeu 27 Oct - 19:34


drain my sins
have you forgotten what it was like when we had the world all around us and no one could hurt us except ourselves ? Is this an offer ? Have you come back to me, as lovers say ?

Propositions trainant sur son bureau, de ces contrats qu’il doit signer, accepter et souvent refuser. Poupées qu’il n’accepte pas sans les avoir vu. Choisir les plus maigres, les plus malades. Agneaux à la carcasse branlante de gestes poison. C’est ce qu’il veut, admire chez eux. Cette volonté de détruire l’enveloppe pour en sublimer les atrocités. On l’accuse de ne pas avoir conscience du mal qu’elles se font. Il ébauche un moqueur, un sourire parfois enjôleur. Il sait. Il voit. Il connaît le compteur de leur vie. Des années qui s’égrènent à chaque gramme perdu. A défaut de garder les âmes, de côtoyer les morts, il s’est fait roi des décharnés, de cette peuplade d’ombres désossées. Sublimes créatures. Princes et princesses qu’il voit défiler tous les jours, les yeux baignés de paillettes. Ignorance en étendard. Et eux croient en lui. Placent leurs espoirs, leurs craintes, tout un fatras d’émotions dans son jugement. Souffle nouveau de les sentir si fébriles, prêts à boire la moindre de ses paroles. Parfois, il y retrouve la grandeur d’autrefois, cette crainte à leurs pupilles d’animaux effrayés.

Un regard coulé vers le calendrier. 27 Septembre. C’est encore le temps de la liberté, de l’amour enfermé à sa cage dorée. Perséphone. Le prénom est un murmure, un écho vieilli sur les lèvres de Rasmus. Perséphone. Sa reine est ailleurs, pour quelques jours encore. C’est l’heure de la fermeture. Bureaux qu’il abandonne à d’autres, petites mains toujours présentes, mortels esclaves de ses paroles.

La cuirasse métallique glisse sur le goudron, vrombit à quelques accélérations. Il ne rentre pas chez lui. Il arpente la ville. Encore. C’est ce besoin impérial de se mêler à leur cœur, à ce battement frémissant qui s’intensifie, cogne et s’essouffle à mesure qu’il s’éloigne du centre de Stockholm. Quelques passants pour lesquels il observe le chiffre au dessus de leur crâne. Ce n’est pas chez lui. Ce n’est jamais chez lui qu’il rentre après le travail. Travail. Le mot est étranger contre sa langue. Condamné à l’usure des mortels, à leur vie, à prétendre.

Rasmus poursuit sa route, longe les quartiers, sillonne entre les ruelles. C’est là-bas qu’il voulait aller, depuis le début. C’est là-bas qu’il va toujours, dans cette ville. Essayer de comprendre. Saisir l’intérêt. Un tympan sculpté du Jugement Dernier annonce le lieu. Eglise. Des années plus tôt, il n’osait pas. Craintif. La peur que ce nouveau dieu le foudroie. Et maintenant. Il entre, ne se préoccupe plus de rien. Construction simpliste. Rien à envier à d’autres qu’il a aperçu. La voix s’élève, prend la direction de la statue portée sur sa croix. Homme qui n’entend rien. Figé à la pierre. « Tu les as puni les architectes de ton temple ? Je pense que tu aurais dû » Médiocre appareil. Médiocre décoration. Il fait le tour, touche à tout, remarque les défauts. « Je t’ai vu te faire crucifier… un moment incroyable. Mais si terne en comparaison de ce que les miens ont subi » Monologue qu’il poursuit, ne peut s’empêcher d’attaquer la figure. Idole des temps modernes. Les pas mènent à un banc, sur la gauche, dernier rang. Toujours sur la gauche, pour l’emmerder. « Tu seras remplacé, toi aussi… » Comme nous, comme eux, les autres. Tiraillement du cœur à la pensée que sa divinité est perdue.

Extinction du monologue. Il se dirige au puits des pécheurs. Confessionnal. Raconter ses malheurs. Effrayer. « Je vous passe le monologue du début… je me demandais, quel péché n’est pas pardonné par votre livre ? »


(c) Neon Demon

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